Tragicomédédie du monologue des sourds

J’ai un un peu peur que nos chères élites n’aient pas encore totalement compris à quoi ni à qui ils avaient à faire avec ce mouvement des Gilets Jaunes. Est-ce du à une certaine arrogance de la part des gens « d’en haut » qui regardent la valetaille en se disant, d’un air hautin  « mais que me veulent donc ces petites gens? » Est-ce ce de l’incompétence totale où ils ne mesurent pas objectivement l’ampleur du phénomène, malgré le nombre des manifestants, malgré le soutient quasi général du pays? Est-ce une posture volontaire de retard à l’allumage façon tradition politicienne en mode « droit dans mes bottes », tradition absurde puisque, statistiquement elle s’est toujours soldée, pour l’Etat, par un échec à plus ou moins long terme (ce qui s’annonce être le cas)? Est-ce qu’ils tentent le pourrissement, voyant Noël approcher à grands pas, sans même s’apercevoir que c’est justement parce que ces personnes se demandent comment ils vont bien pouvoir gâter dignement leurs proches avec le peu qu’il leur reste qu’ils sont justement dehors à crier leur misère? Quoi qu’il en soit, lorsque je regarde évoluer la relation entre le gouvernement et les jaunes, je me dis qu’on est encore loin d’un début de résolution du problème.

La chose qui semble le plus déstabiliser tout ce petit monde qui dit écouter tout en feignant de ne pas comprendre, c’est qu’il n’y a pas d’interlocuteur, pas de chef, aucune personne pour lancer un grand palabre, aucun bouc émissaire vers qui pointer le doigt en cas de débordement. Il n’y a pas d’interlocuteur parce que les Gilets Jaune, c’est la France et il va falloir s’y faire. C’est la France en bloc, pas en détail. C’est la France par dizaines qui campe la semaine sur les rond points et aux entrées d’autoroutes malgré le vent et la pluie. C’est la France par centaines qui vient en renfort le samedi, la France par milliers qui défile le weekend. Et c’est la France par millions qui, malgré ces « objectives » caméras en plan fixe sur les seuls regrettables débordements, soutient toujours massivement le mouvement. Les Gilets Jaunes, c’est la France sans filtre dans sa diversité et sa complexité. C’est vous, c’est moi, et le voisin d’en face. Des hommes et des femmes; des jeunes et des vieux; des gens qui travaillent et d’autres qui voudraient bien bosser, des cadres, des petits patrons, des ouvriers et des chômeurs; des timides, des tatoués et des balafrés. Ces Français sont aussi nombreux et différents que leurs colères, leurs frustrations et leurs revendications. Ils représentent l’accumulation des dossiers qui, depuis tant d’années, « marronniers » des JT, redondante complainte, n’ont jamais su trouver de réponse quelques soient les élus et leur promesses de « Changement ».

Le président n’est donc pas là, cette fois, pour dialoguer, comme il le souhaiterait, à son initiative, avec des interlocuteurs choisis, convoqués, sélectionnés selon un protocole et un agenda établi. Il n’est plus le maître des horloges. Il découvre, apparemment mal préparé à cela, que sa fonction n’est pas de dérouler un plan linéaire pré établi en essayant simplement de naviguer entre les gouttes adverses mais qu’il a été élu pour s’occuper de la France, dans son ensemble, dans sa diversité et chaque fois qu’elle a besoin de lui. C’est dur, mais c’est aussi pour cela que c’est un métier.

Il est vrai que les prédécesseurs d’Emmanuel Macron avaient, depuis des décennies, réussi à compartimenter les problèmes, notamment en les structurant par corporation. D’abord les revendications des cheminots, puis les médecins, les routiers, les profs, etc… D’où l’utilité de ces fameux corps intermédiaires, syndicats et associations, boudés depuis dix huit mois alors qu’ils relayaient, même si c’était parfois de façon incomplète ou maladroite, les problèmes de la base. Certains d’entre eux ont pu parfois pêcher par quelques outrances dans leurs méthodes de fonctionnement. Quelques un étaient sans doute plus attachés à négocier leurs subventions qu’à défendre leurs convictions et celles de leurs affiliés. D’autres, se braquant systématiquement dans une posture plus ou moins idéologique de controverse, ont pu oublier qu’ils étaient aussi là pour chercher des compromis et faire des propositions constructives. Ces gens, campés dans leur routine, méritaient donc, peut être, un petit rappel à l’ordre, un petit coup de frais, mais pas qu’on les renvoient au fond de la classe façon mauvais élève en les frustrant de toute nouvelle négociation sociale.

D’où également, l’utilité des élus de terrain. Les Maires, premier visage de l’état sur le sol Français, surtout dans les petites communes, avaient déjà été dépouillés de tout soutient par le retrait systématique et non consenti des services publiques de proximité. Inconsciemment, ils ont été tenus responsables de la paupérisation progressive de leurs villes et villages après à la disparition, sans aucun avis consultatif, de la gendarmerie, de la maternité, de l’hôpital, du bureau de poste, puis de l’école. L’Etat a fait, durant des années, ses premières économies sur leur do et celui de leurs administrés avec de simples statistiques pour seule justification. « Parce que vous n’êtes pas assez nombreux et parce que cela coûte trop cher ».

En s’arrêtant deux minutes pour réfléchir, on aurait pu se dire que c’est pourtant là tout le sens de l’expression « service publique »: que l’existence et le principe même de ce service réside dans le fait qu’il doit être présent partout même s’il n’est pas rentable. C’est la base même de notre système social et ce pour quoi chaque Français paye des impôts. Du coup, dans la foulée, comme on est parti pour réfléchir, on se demande aussi s’il est normal que, d’année en année, on continue à payer toujours d’avantage pour avoir de moins en moins de service, voir plus du tout. C’est tout le problème du consentement à l’impôt qui, lorsqu’il ne sert plus qu’à financer des services auxquels nous n’avons plus accès perd de sa justification et de sa crédibilité et met les gens en colère.

Au moment où a commencé ce long démantèlement, il y avait, encore à ce stade des interlocuteurs identifiés. C’était à ce moment là, avant d’entamer des coupes sombres et expéditives, dépouillant une partie de la population de la véritable raison d’être de l’Etat dans les régions, qu’un petit effort de réflexion, de concertation, voir de restructuration avec les élus locaux, aurait peut être suffi à calmer le jeu. Certes, cela aurait été plus complexe et plus long mais l’on pourrait aujourd’hui se venter d’avoir usé de toutes les options.

Ces maires n’avaient donc plus ce soutien et voici donc que l’on s’attaque ensuite à leur budget de fonctionnement, d’abord par un premier coup de rabot sur leurs dotations, puis, cette année, par cette étrange main basse faîte, sans préavis, sur les impôt locaux.  On parle beaucoup de l’erreur stratégique du gouvernement concernant l’abandon de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Je pense, pour ma part, que toucher aux impôts locaux comme variable d’ajustement sur le pouvoir d’achat en est une autre, tout aussi importante. Parce que, contrairement à ce que nos élites pensent (mais elles pensent toujours trop vite, toujours trop court), ce n’est pas le consentement à l’impôt qui est remis en question dans cette grogne généralisée. Il n’est question aujourd’hui que de justice fiscale, de juste répartition de l’effort. Je ne dis pas que, comme tout le monde, sur le moment, lorsqu’on m’annonce que je n’aurais (peut être) plus rien à sortir au mois d’octobre, je n’esquisse pas un léger sourire de satisfaction, vu l’ampleur de l’ardoise fiscale globale. Mais lorsqu’on réfléchi deux seconde, tout comme l’impôt sur le revenu, malgré le flou artistique tant dans son calcul que dans sa redistribution, est notre consentement conscient à l’effort commun du pays, l’impôt local est, dans le même état d’esprit, notre contribution à la vie de notre ville ou de notre village. Même sous couvert d’une substantielle économie, à première vue appréciable, enlever cela aux maires, c’est détruire un peu plus le seul lien de participation visible qui subsistait entre eux et leurs administrés. Lorsque cet impôt aura disparu,  lorsque que la subside du maire sera uniquement tributaire de l’enveloppe distribuée par le monolithe étatique, nous n’auront, cette fois, plus le droit de citer au bord de notre porte. Et le maire, lui, pied et point lié, uniquement cantonné au rôle de gestionnaire d’un budget dont il n’aura plus aucune maîtrise, n’aura plus qu’à hausser les épaules, lorsqu’on viendra le trouver, en chantant « j’voudrais bien, mais j’peux point ».

Les maires, ou, en tout cas, les « petits maires », sont donc considérés par nos dirigeants comme l’est le  « petit peuple »: prêts à être passés par pertes et profit. Cela fait des années que Jean-Pierre Pernaut nous montre des maires démissionnaires qui, dégoûtés et impuissants, quittent le navire en cours de mandat. Cela fait des décennies qu’à chaque élection municipale on nous montre des villes ou village que personne ne veut plus diriger. Voilà encore un dossier pour lequel rien ne se passe et personne, là haut, ne s’inquiète de la raréfaction de ce nécessaire très d’union.

Pourquoi les Gilets Jaunes réclament le retour des services publiques? C’est d’abord parce qu’ils les payes et qu’il les paye plus cher aujourd’hui qu’ils sont à 50 kilomètres que lorsqu’ils étaient dans la rue en face. Ensuite parce que, lorsque vous avez déjà du mal à boucler les fins de mois, que votre confort de vie est déjà bien entamé, ne plus trouver non plus ce confort à l’extérieur de chez soit, c’est la double peine. Et le coût, me direz vous? le coût de ces services de moins en moins nombreux et pourtant de plus en plus cher, sachant que ce ne sont surement pas les salaires des fonctionnaires, eux aussi bloqués, qui ont fait grimper la note. Et bien pour le coût, il n’y a qu’à commencer par envoyer la facture à ceux qui en ont les moyens et qui, par mille tours de passe passe ne payent jamais rien. Après, s’il reste encore des choses à payer, on fera le point. On fera, comme dirait le premier ministre, un moratoire, une conférence, une consultation.

Les maires sont donc des interlocuteurs délaissés, et les députés eux, sont désormais muselés. Bien que ça l’ai beaucoup arrangé dans sa si soudaine conquête du pouvoir, il faut reconnaître que ce n’est pas la faute de Monsieur Macron si le principe du quinquennat a commodément réglé le timing des élections législatives sur celui des présidentielles, garantissant au nouveaux présidents élus une quasi certitude de majorité. C’est d’ailleurs certainement la première chose contre laquelle le peuple, à l’époque, aurait du s’insurger. Il est certain que, pour les gouvernants, la succession d’années de cohabitation se présentaient comme une épine dans le pied, un empêchement de gouverner en rond. On nous a donc présenté cela comme une erreur de nos institutions qui freinait les réformes et empêchait le pays de progresser. Pourtant, d’un point de vue purement démocratique, pour le peuple, à l’instar des élections de mi-mandat aux Etats Unis, l’échéance des législative était justement la seule vrai prise de pouls social au milieu d’une gouvernance, la seule vraie possibilité, pour les électeurs d’accélérer ou, au contraire, de freiner les réformes en cours. C’était donc, forcément, aussi, pour le président et son gouvernement, un élément a prendre en compte avant d’agir n’importe comment, menacés qu’ils étaient  d’un éventuel rappel à l’ordre. Trop présomptueux, jugeant sans doute le peuple versatile, inconstant, ils se sont donc affranchis de cette étape avec pour seul fallacieux motif cette idée que cela faisait « trop d’élections », que cela gênait les gens de venir toutes les cinq minutes à l’isoloir. Nous nous sommes laissé faire.

Après les maires, les députés sont les élus les plus proches de nous, au moins d’un point de vue physique puisque leurs permanences campent à nos portes.. Ils n’ont officiellement rien de moins à faire que voter les lois qui organisent nos vies, cloisonnent notre quotidien d’un rempart protecteur contre le crime ou l’excès et gèrent structurellement et financièrement tous les échanges de la communauté. Dédaignant l’importance de cette assemblée et bien que la proximité des élections législatives lui ait pourtant donné une étonnante majorité de fans, illustres et novices inconnus venus constituer ses rangs, le président, tellement pressé et sûr de son cap, a néanmoins jugé bon d’expédier ses principales réformes à coup de 49-3 supprimant ainsi à ses quelques rares opposants, le seul droit qu’ils avaient, au moins, de dire qu’ils étaient contre. Encore une erreur stratégique qui transforme aux yeux du monde, un homme sûr de lui en monarque arrogant.

Par ce trop plein d’assurance, depuis dix huit mois, Emmanuel Macron s’est assis sur chacune des marches de la représentation nationale et il s’étonne de n’avoir désormais plus d’interlocuteur parlant au nom du peuple. Même les partis politiques « traditionnels », dénoncés par ses troupes dans l’élan du mouvement à la mode dégagiste, comme des outils institutionnels archaïques, montrent aujourd’hui, à la porte de Matignon, qu’ils avaient tout de même, quelque part, leur utilité. En effet, lorsque la Droite était la Droite et la Gauche la Gauche, les gens savaient au moins se situer en fonction de leurs priorités, de leurs aspirations économiques ou sociales et, dans le cadre de l’alternance, patienter jusqu’au jour où cela serait leur tour. Désormais sans repère, avec un gouvernement qui va plus loin que la droite n’a jamais osé aller, le tout caché derrière un petit doigt de la main gauche pour faire « genre » les électeurs pensent tout naturellement qu’ils sont allé au bout de toutes les solutions montrées comme « raisonnable ». Donc, tout naturellement, s’il n’y a plus de droite, s’il n’y a plus de gauche et si le soit disant remède « ni droite, ni gauche » s’avère être pire que le mal, que reste il comme autre choix?

Parce qu’il ne sais pas encore comment et à qui s’adresser en particulier, et avant d’entamer une nécessaire machine arrière sur les dernières pierres qu’il a, de bon cœur, apporté à l’édifice de l’injustice fiscale, notre président opère donc un rétropédalage, au moins dans sa communication, en convoquant à domicile tous ceux qu’il a boudé jusqu’ici.

Petit couplet (légèrement) compatissant : c’est vrai, Emmanuel, tu n’es pas personnellement responsable de tous les problèmes de ces gens. Tu n’as fait qu’ajouter ta patte sur des années de cynisme politique où tes prédécesseurs, bien avant toi, avaient déjà profité du bon vouloir, de la générosité et de la crédibilité des classes précaires et moyennes du pays. Mais tu t’es présenté, en prétendant que tu allais changer cela. Puis tu as été élu et tu as fait comme les autres, faisant porter une fois de plus l’effort, même si ce n’était que momentané sur les seules épaules de ceux qui n’en avaient déjà plus les moyens. Bien que tu ne sois responsable que de la dernière goutte d’eau qui fait déborder le vase du pays, tu es malgré tout comptable, de par ton rôle de président, de l’addition totale, faute de l’avoir diminuée. Fin du couplet.

Alors c’est compliqué de sortir de cette crise (en espérant que cela ne soit qu’une crise) parce que l’Etat se retrouve seul face à un mouvement citoyen, sans chef, sans tête, sans porte voix. L’Etat est devant le pays, dans sa globalité où, à chaque jour qui passe, s’ajoutent des cas particuliers à la doléance générale.

Un président qui se prétend ainsi capable d’agir sans intermédiaire, comme il le fait depuis des mois, doit avoir soit une légitimité à toute épreuve, soit un programme irréprochable à effet immédiat, soit une technique de communication directe lui permettant légitimement de se passer de tout le monde.

Côté légitimité, même si l’on considère que ses 24% du premiers tours n’ont pas déjà été largement gonflés par l’opportune affaire Fillon et le démantèlement du Parti Socialiste, on peut objectivement, sans être accusé d’un esprit partisan, émettre quelques doutes quand au fait que son score, face à l’extrême droite, soit intégralement constitué par un vote d’adhésion.

Côté programme, l’action d’Emmanuel Macron n’est en fait que la mise en place d’une stratégie économique parmi d’autres, une hypothèse d’école inspirée à la fois par des financiers qui se remettent à peine de la dernière explosion de bulle financière et par des collègues dirigeants Européens dont la plupart voient, tour à tour, leur gouvernance exploser en vol. Bien sûr on peu croire à la théorie du ruissellement, à plus ou moins long terme. Bien sûr on peu, dans un sursaut d’optimisme humaniste, penser qu’en donnant plus d’argent à des gens qui en ont déjà plein, ne sachant pas trop quoi en faire, ils vont se mettre à le distribuer à tout le monde. Prenons exemple sur l’un des fleurons de notre économie, considéré comme un Dieu vivant par ceux là même qui le retiennent aujourd’hui en prison: Carlos Ghosn. Cet homme qui gagne en un jour le salaire annuel d’un cadre supérieur. Cet homme, qui, nous dit-on, a sauvé Renault pour en faire une industrie de pointe, un cas d’école, une merveille que le monde nous envie. Il est à l’origine de cette prouesse qu’est le mariage Renault-Nissan. Cet homme a ainsi fait sa fortune et celle de son groupe. De ses actionnaires. Interrogez maintenant les ouvriers sur la qualité et la quantité du ruissellement. Je parle, bien sur, de ceux qui sont encore là et non de ceux qui, à l’époque, ont fait partie des « nécessaires » restructurations. En tout cas, si l’on veut croire au ruissellement, il va falloir qu’il pleuve très vite, parce que je ne crois pas que la base ai la patience d’attendre dix ans un hypothétique remplissage des nappes phréatiques.

Côté communication, enfin, je m’interroge toujours. On pourrait croire qu’en 2018, bientôt 2019, un président jeune et moderne comme le nôtre, qui s’exprime avec autant de savants anglicismes devant des parterres de Geeks hystériques, saurait comme personne, utiliser tous les outils de communications dont nous disposons pour parler, mieux que quiconque, en direct, à ses administrés. Qu’il ne soit pas, contrairement à Trump, un twittos fou, ne me pose personnellement aucun problème. Néanmoins, voyant que dans un mouvement d’une telle ampleur que celui des Gilets Jaunes, des milliers de Français, par le biais d’un simple réseau social, arrivent, tant bien que mal à s’organiser, à se fédérer, à monter des opérations de groupe dans tout le pays, à débattre de projets économiques ou sociaux, on pourrait penser qu’avec les moyens qui sont les siens, notre président parviendrait à son tour à prendre facilement la température du pays et surtout, à lui répondre. Par le blog, une plate forme, par un site, crypté ou non, il serait tellement facile d’interroger et de dialoguer avec le peuple, s’il en avait réellement l’envie. Nul besoin aujourd’hui d’organiser un référendum. Nul besoin de déplacer des dizaines de personnes, des mois durant, pour discuter pendant des heures. Si un président veut entendre la France, il lui suffit de prêter l’oreille ou de faire comme chacun de nous: ouvrir son smartphone et parcourir son mur. Si on veut leur poser des questions: deux clics.

Ça a toujours l’air si facile lorsque l’Etat s’adresse au peuple et c’est toujours si compliqué lorsque l’inverse est nécessaire. C’est, en fait, comme pour les taxes, toujours si facile et presque naturel d’en voter une nouvelle et si compliqué et contre nature d’en supprimer une. De là à penser que ces gens sont de mauvaise fois… il n’y a qu’un pas.

A propos de pas, Edouard Philippe vient d’en faire un, censé montrer qu’il a bien tout compris: il propose généreusement de suspendre quelque chose qui n’existait pas encore. Comme il l’a dit en préambule de ce discours: « il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas voir cette colère ». Et il vaudrait mieux être muet plutôt que de dire des trucs pareils. Bon courage à tous.

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